Retour à zéro

Dans notre billet d’aujourd’hui, je tenais à parler d’un sujet qui peut paraître anodin pour certains, ou complètement inconnu pour d’autres, mais qui reste néanmoins un des plus importants.


Samedi 30 mars, c’était le Earth Hour. Beaucoup de villes dans le monde entier ont éteint leurs édifices emblématiques pendant 1h et je ne sais pas si vous aviez pu voir ce spectacle de votre fenêtre, mais une ville plongée dans le noir, ça donne pas mal de frissons tout de même. Cette action devenue mondiale possède un grand impact sur notre planète, mais des petites actions du quotidien peuvent aussi faire la différence.

« Nous n’héritons pas la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants »  ~  Saint-Exupéry

Nos déchets. Un des plus gros fléau de notre époque, et il faut le dire, on ne s’en rend pas forcément compte.
Savez-vous par exemple, que 10% de la production mondiale de plastique finit dans l’océan (crédit : reportage « tout compte fait » 2018), et en France seulement 25% des déchets plastiques sont réellement recyclés (nous faisons parti des pires de l’union européenne…).

Depuis que je suis en Colombie, plus particulièrement dans la ville tranquille de Popayán, j’ai pu observer les habitudes des habitants, et parfois cela fait du bien de voir comment ils se débrouillent avec moins de moyens que nous.

Alternative 0 déchet

Français dans le coeur, nous dispenser de bon fromage pendant 4 mois aurait été une très grande épreuve ! C’est donc en recensant tous les petits conseils des locaux que nous avons pu découvrir le queso campesino (fromage paysan). Mais outre son goût, ce qui lui donne une place dans cet article est que plutôt que d’être vendu dans un mariage de couches d’emballages carton-plastique, il est recouvert d’une feuille de bananier. Et oui, ici beaucoup de choses se font très simplement, mais de façon si responsable quand on y pense.

Par exemple, il est possible de commander un plat à emporter au restaurant, et de fournir son propre récipient. Tout le monde y gagne, car le restaurateur doit s’ajouter les frais des barquettes données au client (et souvent celles-ci sont achetées sur le moment chez le commerçant voisin).

Cela peut paraître un peu « roots », mais à l’heure actuelle n’est-ce pas une meilleure alternative que de se passer de toutes ces choses superficielles dont on s’encombre, non seulement nous-même, mais la planète également ?

Ici, à Popayán, les moins aisés font certes avec les moyens du bord, mais cela dégage une réelle authenticité dans leur façon de vivre. C’est marquant, et cela soulève une vraie prise de conscience. Tellement, que voir un emballage de chips traîner par terre, semble détonner affreusement dans les rues de la ville blanche !
Pourtant, il existe encore en Colombie des peuples vivant d’une façon encore plus traditionnelle, des communautés indigènes. Comme quoi, d’autres articulent leur quotidien avec beaucoup moins.

De ce constat, il semble presque culpabilisant de se dire que plus les populations sont avancées, plus elles polluent.
Nous devons alors utiliser nos moyens pour agir pour notre planète. Partants ?

Chloe.