¡Los primeros pasos para cambiar mi vida!

Loin des grands buildings de l’immense capitale de la Colombie, Bogota, nous voilà enfin arrivés à destination !
Après un long, mais bien rentabilisé, périple rythmé par 2 escales, 3 avions et plus de 36h de voyage, Popayán nous ouvre chaleureusement ses portes. C’est le début d’une nouvelle expérience, et pour moi, la recherche d’un mode de vie idéal.

Quitter Paris dans l’espoir de trouver une meilleure hygiène de vie, est-il possible ici en Colombie ?

Le premier pas

C’était notre première vraie nuit à Popayán, après avoir repris des forces post-voyage. Nous sommes dimanche. Le soleil est levé depuis 6h. A ma fenêtre, au delà des habitations de la rue Lloma de Cartagena où nous sommes installés, les montagnes habillées de forêts m’apaisent, ainsi que la petite brise matinale qui passe par le carreau ouvert.

Comment commencer un rééquilibrage de vie, sans passer par un peu de sport ? Notre hôte Alicia-Rosa, nous a conseillé El Morro de Tulcán pour faire une petite randonnée. C’est une pyramide indienne (comme une grande colline), où une statue du Conquistador Sebastián de Belalcázar se trouve au sommet. On décide d’y aller en faisant un jogging !

Je n’ai pas l’habitude de courir, en vrai je déteste ça. Mais cette ambiance de ville presque endormie, bercée par les chants des églises remplies de fidèles, en ce dimanche matin, rend la tâche moins pénible. Le mental : c’est le plus important dans toute activité sportive (surtout si pour le moment cela n’est pas une passion…).

Les paysages qui nous entourent changent au fil des rues que l’on parcourt, parc, chemins arborés, pour enfin laisser place à cette fameuse colline. Quentin nous devance, comme pour la course (c’est pour cette raison qu’on a décidé de l’élire « coach sportif » d’ailleurs), et Raisa et moi essayons tant bien que mal de franchir les pentes plutôt raides en face de nous, debout, à quatre-pattes, en escalade… Mais une fois la colline domptée, la vue est à couper le souffle. Tout Popayán en un mouvement de tête, s’étale sous nos yeux. Après l’effort le réconfort dit-on ? Pour ma part, cette fois-ci, le jeu en valait bien la chandelle.

 

You can, you should, and if you’re brave enough to start, you will.” – Stephen King

Il faut environ 21 jours pour qu’une action du quotidien devienne une habitude. 6h30, le soleil est presque à son zénith, et non, aujourd’hui on ne blâme pas le lundi. La chaleur du dehors se fait déjà beaucoup ressentir dans la maison, et cela en dit long sur les conditions peu propices à un jogging aujourd’hui. Mais quid du sport à la maison ? (Oui comme vous pouvez le voir, la motivation est à son apogée). Ni une, ni deux, Raisa et moi enfilons nos tenues et sur des airs de musique latine style « zumba », commençons une séance de renforcement musculaire.

Chaque jour doit être vu comme une nouvelle opportunité de devenir une personne meilleure qu’hier. Ces premiers jours à Popayan m’ont déjà fait du bien. Se réveiller 15 min avant son réveil, ne fait-il pas partie des choses les plus satisfaisantes ? Il semblerait qu’avoir un équilibre jour et nuit (car la Colombie se trouve en zone équatoriale) régule mon horloge naturelle.

J’ai décidé de vous parler de sport dans cet article, car pour moi il s’agit de l’exemple parfait pour illustrer cette idée de volonté, de motivation perpétuelle à être la meilleure version de nous-même, et la détermination. Car oui, il a fallut être motivée pour me lancer dans cette aventure de 4 mois, à 6h de décalage horaire de la France. C’est une grande première pour moi, le premier long voyage de ma vie. Personnellement, ce début de séjour dans la ville blanche représente le premier pas, le plus dur à faire : Commencer.

Et vous, pensez-vous que changer d’environnement soit un tremplin pour mettre votre motivation à l’épreuve  ?

Chloé