Les campeurs de l’extrême

Ce week-end, c’est à 1h de Popayan, que nous nous sommes rendus Chloé, Raisa et moi, où nous rejoignons nos amis colombiens qui nous attendaient au bord « del lago del Bolsón »; un petit lac, enfoui dans la campagne, entouré de forêts de pins et cultures de café.

Le transport.
Cela faisait 5 jours consécutifs (un record !) que nous n’avions pas vu une goutte de pluie toucher le sol de la région de Cauca. En effet, celle-ci attendait simplement de tomber lorsque nous prévoyions de camper. Franchement, c’est gentil mais fallait pas. 🙂
Toutefois, nous ne nous sommes pas laissés abattre et à 17h, voilà que nous prenions un taxi direction « Parador, las Margaritas« . Il s’agissait de l’entrée du chemin nous menant au lac. Suite à quoi, deux options s’offraient à nous :
1) Parcourir ce chemin sinueux semé d’embuches, sous la pluie, la nuit, à pieds, pendant 2h.
2) Appeler des motos-taxis made in china, avec un phare aussi puissant qu’une lumière de téléphone Huawei, nous conduisant jusque là-bas en 20 minutes mais avec une probabilité de chute ou de glissade, et donc de mort imminente, de 1 sur 4.

Évidemment, le danger et l’adrénaline, ça nous connait alors on a décidé d’opter pour l’option 2. Eh ouais. On n’est pas venus en Colombie pour enfiler des perles.

Le campement.
Arrivés sains et saufs, une dizaine de tentes étaient installés. Plusieurs groupes de personnes se trouvaient assis autour d’un feu, certains buvant, d’autres jouant de la guitare. En face, le lac, calme et reposé, et tout autour, moins charmant, une horde de chien errants, quémandant des restes de viandes auprès des campeurs.
Après s’être bien rempli le ventre de marshmallow et guarapo (boisson artisanale fermentée et préparée à base de panela ou de miel) nous avons décidé de nous coucher tôt pour nous réveiller à l’aube.

La plus belle nuit, jamais passée.
Qui n’a jamais rêvé s’endormir en plein milieu de la nature, bercé par la cinquième symphonie de Beethoven jouée par les ronflements de son camarade de couche, accompagné de ses vibratos, dans une tente, sans duvet, à même le sol sur lequel s’y trouve des traces de pas plein de boue ? ❤️
Un moment rare et exceptionnel, que je souhaite à quiconque aimant le contact avec la nature et le partage avec autrui. De plus, ce sentiment d’étouffement et d’inconfort, causé par la masse corporelle de tes compères, étendus sur toi, ça n’a pas de prix.

L’aube.
5h.
Alors que je me réveillais, non sans quelques difficultés puisque je n’avais pas fermé l’œil de la nuit, je sortis de la tente et me jucha face au lac.
La vue y était exceptionnelle. Le contre jour des barques, le reflet du paysage dans l’eau, les nuages orangés, j’avais là sous les yeux, une carte postale.

La photo ci-dessus est la photo originale, sans aucune retouche. #NoFilter #OnNoubliePasDeSabonnerÀmoiSurInstagram

Activités de l’extrême
Si nous avions pris quelques kilos depuis notre arrivée ici, notamment dû aux empanadas et arepas au fromage que nous mangeons quotidiennement; Nous pouvons officiellement dire que c’est du passé. Cet après-midi nous aura permis de bien nous dépenser.
D’abord, il y a eu la barque où il nous a fallu ramer, ramer et ramer, et je peux vous dire que ramer avec des personnes comme Chloé et Raisa à bord, ça n’est pas tâche facile, la preuve en image :

J’aimerais pouvoir dire qu’il s’agit là d’un montage…

Puis, s’en est suivi une partie de beach volley, mais sans plage. Appelons donc ça tout simplement, du volley; ainsi qu’une partie de foot. 
Et comme si cela ne nous suffisait pas, c’est avec une belle randonnée de 2h et un soleil brûlant, que nous avons conclu ce court week-end.

Mon ressenti ?
Au-delà de la prouesse physique dont nous avons fait preuve en quelques heures, il est parfois bon pour le corps et l’esprit, de se revigorer loin de la pollution et de la civilisation.
En plus, Chloé et Raisa se portent bien mieux puisqu’elles peuvent à nouveau lacer leurs lacets sans trop de mal, et ça, ça me rend super fier d’elles.

Merci.