Le spleen n’est plus à la mode.

Aujourd’hui, apprenons à être reconnaissant, envers nous-même et en vers toutes les situations du quotidien qui nous ont permis d’être là où nous sommes aujourd’hui.
Je suis en Colombie, et même si parfois c’est dur d’être si loin, il faut savoir voir les choses du bon côté. S’évader quelques jours en ce long weekend de Pentecôte, dans un voyage qu’on prévoit depuis très longtemps, me rappelle la chance que l’on a de pouvoir découvrir ce nouveau pays.


Le blues

Il fallait que ça arrive une fois non ? Le mal du pays, le manque des personnes de notre quotidien, là-bas en France. Finalement, c’est toujours un peu comme ça quand on rentre de vacances. On est d’humeur mitigée, contents de revenir chez soi, mais aussi nostalgique des beaux paysages et du repos des vacances. Ce petit mix d’émotions qui ont tendance à ramener la mélancolie.

Selon moi, raconter mon expérience chaque semaine se révèle encore plus authentique en parlant de tous les moments, même les moins drôles.
Voilà bientôt 3 mois que nous vivons à Popayán, avec le recul tout passe tellement vite, qu’on a l’impression d’être arrivé hier. Mais au-delà de ça, vu qu’il s’agissait d’un grand changement pour moi, et que même si j’apprend à adopter une vie plus paisible, parfois on se lève du mauvais pied, ou on expérimente des petits instants de déprime. Mais bon, ça fait partie du processus.

Bien que le rythme de vie soit indéniablement différent ici en Colombie, ce qui creuse encore plus le fossé avec la France et nos anciennes habitudes, c’est bien les 7 heures de décalage horaire. Évidemment la plupart des personnes de mon entourage sont nées en été, donc autant vous dire que vivre un anniversaire à travers l’écran de mon téléphone ça rend un tout petit peu triste. (Heureusement que la technologie est là du coup !).

Est-ce que je vous énumère mon top 5 de ce que je fais quand j’ai un coup de blues ? Non, parce qu’on fait tous la même chose je pense, et c’est très peu pertinent (et tout le monde s’en fiche sûrement…).

Par contre, si j’ai pu pratiquer quelque chose ici, qui me permet de retrouver le moral, c’est d’avoir de la gratitude pour tout.

« Talking about our problems is our greatest addiction. Break the habit. Talk about your joys » – Rita Schiano

Voici alors une énumération de certaines choses pour lesquelles j’ai de la gratitude aujourd’hui :

  • En étant ici en Colombie, je peux pratiquer l’espagnol au quotidien, et donc améliorer mon niveau ( et qui c’est qui a noté dans son vision board 2019 vouloir parler couramment espagnol? )
  • En Colombie, je peux découvrir des paysages magnifiques et des villes avec plus de charme les unes que les autres.
  • Grâce au compagnonnage, j’ai la possibilité de voyager dans un pays dans lequel je n’aurais pas eu les moyens d’aller de moi-même, du moins pas tout de suite. Et de ce fait, d’avoir découvert une de mes villes préférées : Cartagena. ( je vous laisse profiter d’un petit aperçu de photos que Raisa a partagé dimanche, pour vous mettre un peu dans le mood).
  • J’ai la possibilité de faire murir mon projet personnel, en vivant dans la ville de Popayán, où la nature est très abondante, et donc pouvant m’immerger au coeur des questions concernant la conservation de celle-ci et de la planète.
  • Ici, je peux manger équilibré à moindre coût.

Oui, on peut avoir de la gratitude même pour les petites choses du quotidien, et selon moi c’est une bonne façon de commencer sa journée.
Il ne s’agit pas forcément d’interpréter ou de minimiser les mauvaises choses qui peuvent nous arriver en les tournant de façon positive, mais plutôt de ne pas s’attarder dessus, et de se concentrer sur les choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants.
On traverse tous des moments un peu moins joyeux, c’est la vie, mais l’important et de pas les laisser prendre le dessus et peser sur notre mental.

L’idée est alors telle que, plutôt que de se demander à chaque fois si nous voyons le verre à moitié vide ou à moitié plein,
soyons reconnaissant d’avoir le verre.
A méditer, comme on dit?