La ciudad blanca.
UNE INTRODUCTION
QUI N’EN EST PAS UNE.

Bonjour à toi.
Dans ce premier article, sache que je ne te parlerai pas des interminables heures passées dans l’avion. Je ne te parlerai pas non plus de mon arrivée en Colombie, de mes premiers pas de Bachata, ni de ma randonnée, achevée sur la colline « El Morro del Tulcán » signifiant littéralement « Le nez du Tulcán » qui est ici définie comme une pyramide.

Non non. Sache que je ne te parlerai pas de tout ça. En revanche, je t’invite à lire l’article de ma camarade de route Chloé, qui t’en expliquera un peu plus que moi.

L’INTRODUCTION
LA VRAIE.

Aujourd’hui, j’aimerai te parler d’une ville qui, pour comparaison à la France, est aussi connue que Taintrux dans le 88 (Vosges). Toi non plus tu ne la connaissais pas ?

La seule différence reste tout même le nombre d’habitant qui diffère que très peu : 1600 habitants à Taintrux contre environ 400 000 à Popayán. Très peu.
Bon j’avoue, j’exagère légèrement.

LA CIUDAD BLANCA.

Popayan est une petite ville de Colombie, capitale du département de Cauca, que l’on surnomme également « la ciudad blanca ». Inutile d’avoir fait LV2 espagnol pour comprendre que cela signifie « la ville blanche ». 

En effet, son centre-ville possède des façades où la peinture blanche y est encore fraiche. Il faut dire que c’est tout comme, puisque chaque année, aux alentours des mois de mars et avril, la ville demande à tous les commerçants et habitants popayanés de repeindre leurs murs pour accueillir l’évènement le plus attendu et plus célèbre de la ville : La Semana Santa. Un évènement religieux catholique se déroulant durant la semaine sainte (la troisième semaine d’avril) que je me ferai un plaisir de vous raconter plus en détail, plus tard.

LA CIUDAD PAS TOUT À FAIT BLANCA…

La vie ici, c’est ou tout blanc ou tout noir. 

Un jour il fait grand soleil, un autre ce sont des pluies torrentielles.

À deux pas de Loma Cartegena, la rue dans laquelle nous logeons Chloé, Raisa et moi, on y trouve le charmant centre blanc de Popayán. Mais non bien loin de celui-ci, s’y trouvent des quartiers défavorisés où, chiens errants, pauvreté et délinquance, rythment le quotidien de ses habitants.

D’une rue à une autre, nous pouvons passer d’un parfum alléchant aux saveurs d’empanadas frits, à un parfum irritant aux relents d’ordures avachies.

…MAIS QUI TE RENDRA « ENAMORADA »
(OU « ENAMORADO » SIGNIFIANT « AMOUREUX/SE »)

En m’aventurant dans cette expérience, je savais à quoi m’attendre. Je savais que j’allais passer de mon confort occidental à un confort, certes différent, mais tout aussi confortable.
Par-dessus leur différence sociale avec les pays du Nord, l’Amérique Latine, et en l’occurrence ici, Popayán est une ville qui regorge de ressources dont on ne dispose pas ou que très peu.

Bien qu’ils cherchent à tendre petit à petit vers un mode de vie plus occidental, il n’empêche que c’est en réalité nous, qui devrions tendre vers le leur.
De leur vie en communauté à leur biodiversité, des thèmes sur lesquels je m’attarderai très certainement, lors de prochains articles.

En attendant, je terminerai par une expression colombienne évoquant bien mon ressenti général :
¡Que chévere! *

*C’est génial !