Gēlúnbǐyǎ / 哥伦比亚

Sounds of Beijing -> Chaque mercredi, nous vous proposons la musique qui a rythmé notre semaine afin que vous puissiez l’écouter en lisant nos chroniques, et ainsi vous plonger dans nos aventures. Cette semaine, nous avons dû nous mettre en condition optimale pour comprendre ce qui se passait chez nos amis Colombiens. Pour cela, nous avons découvert un style de musique dont peut-être ils vous parleront dans un de leurs futurs articles : la Bachata. En attendant, laissez aller votre déhanché sur ces sonorités caliente et célébrons ensemble le come-back du groupe qui a jadis rythmé vos soirées dansantes au camping de Retournac-sur-Oise : Aventura – Inmortal

 

 

Voilà déjà deux mois et demi que nous subissons suivons ardemment les articles hebdomadaires de nos contemporains en compagnonnage en Colombie et en Côte d’Ivoire. Leurs péripéties font désormais partie intégrante de notre routine et nous nous délectons chaque semaine en lisant les aventures de Raisa, Chloé et Quentin au pays de Fredy Alejandro Guarín Vásquez (le célèbre footballeur, deuxième personnalité la plus populaire de la communauté colombienne de Shanghai après Le fantôme) ; et de Sandrine dans la patrie d’Alassane Ouattara (le célèbre homme politique, deuxième personnalité la plus populaire après Gbagbadê). J’en profite d’ailleurs pour vous inviter à lire leurs articles : une fois passée la barrière de la grammaire, on y trouve des pépites géographiques et quelques bons conseils pour ouvrir ses chakras et ressourcer son moi intérieur.

Cependant, en tant que concurrents directs (vous l’ignorez peut-être mais le compagnonnage qui rapportera le plus de trafic sur le site remportera la bourse de mobilité des autres), nous ne pouvons pas laisser passer l’affront qui nous a été fait dans l’article du 24 mars 2019 de Raisa, lorsqu’elle écrit la fatidique phrase : « Está perdido el que no sabe de donde viene ». Une attaque à peine déguisée faisant référence à l’Histoire des antiques dynasties chinoises. Ainsi, pour laver notre honneur, nous avons décidé de vous dévoiler en avant-première les articles de nos confrères colombiens de la semaine prochaine. Sans rancune !

 

mardi 28 mai – Chloé RAMANANJO

Trouver comment se retrouver soi-même au fond de son cœur. #healthy

Bonjour à tous, mes petits Nanjos ! Aujourd’hui j’ai décidé de prendre des risques dans l’écriture de mon article. Après vous avoir donné quelques conseils pour vous recentrer sur vous-mêmes la semaine dernière, et vous avoir confié mes meilleures techniques pour redécouvrir mon moi la semaine d’avant ; je vais vous raconter comment j’ai réussi à me retrouver en sondant le fond de mon cœur. Cette semaine, c’est #introspection. J’espère que vous allez #liker ♥ !

L’idée m’est venue alors que je dégustais un verre de lait écoresponsable et sans lactose pour ma collation de 3H30 du matin. Je songeais à mon empreinte carbone en baladant mon regard par la fenêtre grillagée de notre maison de terre, lorsqu’une lumière attira mon regard sur la savane faisant face au canapé en mailles de jute recyclée. Ce qui me frappa en premier ce fut la clarté du faisceau : qui pouvait-être assez inconscient pour ne pas utiliser des ampoules à basse-consommation en 2019 ?! Je posais sur la table en bois sans conservateurs mon marteau de brico-yoga et m’approchais afin de mieux apercevoir l’étrange lueur qui allait bientôt attirer les loups et les chiens errants pullulants dans la région. Mes carences en vitamine H2, B4, C8 et B2O m’empêchaient de plisser les yeux et je m’efforçais d’ajouter à ma « inner-to-do-list* » d’acheter plus de racines de ficus pour compenser en bifidus semi-actif. J’eu juste le temps de distinguer le visage de Monica, notre amie colombienne, avant qu’elle ne disparaisse dans un nuage de poudre blanche.

Lorsque je repris mes esprits, j’étais allongée sur le tapis en poils de moutons consentants et mon verre était renversé. « Tant pis », me dis-je, « Après tout ce n’est que de l’eau ». C’est là que je pris conscience que je faisais erreur depuis trop longtemps : en cherchant à optimiser mes journées pour faire le plus de choses possible, j’avais fini par délaisser mon « self-clown ». Le petit rigolo présent en chacun de nous qui nous apporte notre dose de dopamine quotidienne. Il fallait que j’insère un temps pour rire dans ma daily routine ! Je pris donc la décision d’avancer l’heure de mon réveil de 30 minutes supplémentaire, pour me réveiller à 23H50.

Le temps de la réflexion, il était déjà 3H40 et mon #Miracle-Morning tombait à l’eau. Je décidai quand même de me concentrer sur le positif : j’avais ouvert mon esprit à de nouvelles techniques de « cool-up-deep-thinking ». J’en profitai donc pour me faire une petite séance de méditation passive en position allongée sur mon lit, avant que Raisa ne me réveille à 15H30 pour aller à l’université. Quelle matinée !

En conclusion mes petits Nanjos n’oubliez pas la leçon du jour : l’important ce n’est pas d’être actif en continu, c’est avant tout d’entrevoir le ciel bleu dans le fond de nos cœurs ! On peut parfois tomber, mais l’important c’est de savoir se relever. Et surtout, rappelez-vous de nos leçons précédentes : la guerre c’est mal et l’injustice c’est vraiment pas très sympa.

*je vous conseille d’ailleurs la lecture de « the Primal Blueprint » par Mark Sisson.

 

__

 

jeudi 30 mai – Quentin LATRAGNA

Suivez-moi sur l’instagram !

Bonjour,

Suivez-moi sur l’instagram, j’ai des photos.

Merci et à la semaine prochaine pour plus d’articles, ou alors sur l’instagram car j’ai des photos!

Quentin.

 

EXPRESSION DU JOUR

« ¿Tu mi follow sul’instagram? »
Cette expression typique de Popayan sert généralement de première approche lorsque je rencontre de nouvelles personnes. Pour plus de détails, n’hésitez pas à visiter le site de l’Académie Colombienne !

 

__

 

dimanche 2 juin – Raisa SHERIFI

La cuera de mi vida bastituta la juega del sol !

Quand je danse, la vie tangue et s’empare de moi. Quand je danse, le temps s’arrête et tout se fige. Pour vous faire ressentir ce que je ressens, voici un court poème colombien qui parle du plaisir que ressentent les « bachitistas » :

Uno en el otro
Quemando el calor
En fusion
Debajo de tu piel.

Sabes que te busqué
Al atardecer en esta playa dorada.
Eres deseado por todos
Solo en esta isla puedo llenarte

¡Todos salten, vamos! Ella me controla, y sigue mis pasos.
Si ella me cepilla …
Oh no, no respondo, respondo, respondo más sobre mí !

 

Vous ai-je déjà parlé de mon premier cours de Bachata ? Pour ceux qui l’ignorent, la Bachata est une danse latine très répandue en Colombie qui mêle la chaleur des corps avec la musicalité des courbes de la montagne andine. C’est comme si deux âmes s’entrelaçaient pour ne former qu’un et créer ainsi une cohésion unique entre les deux danseurs. On dit souvent que la Bachata c’est l’amour des autres qui ressort sans qu’on ne puisse le retenir ! Lorsque nous sommes allés pour la première fois au « New York », la petite boite de nuit de Popayan, j’ai senti mes jambes commencer à danser sans que je ne puisse me retenir. C’est comme si une force surnaturelle, celle de Santo Romeo, m’entraînait dans une folle ribambelle tournoyante et caressait délicatement les courbes de mon oreille. Quelle folie !

Dame tu corazon bebe, Tu cuerpo bebe, Dame tu buen viejo funk, Tu roca bebe, Tu alma bebe !

La semaine prochaine je vous parlerai de ma première leçon de Bachata. Vous allez être surpris !