Choisir la qualité

On se retrouve aujourd’hui avec un sujet qui m’intéresse beaucoup, qui me passionne presque : l’alimentation.
Reprendre un rythme de vie sain inclut obligatoirement le fait de bien se nourrir. Mais cette mode du « bien manger » limitée à des moments précis de notre vie (de culpabilité, ou de soudaine envie de prendre soin de soi), nous est-elle vraiment motivée de la meilleure façon ?

« Take care of your body. It’s the only place you have to live. » – Jim Rohn

Adapter son alimentation dans une optique de prendre soin de sa santé est une bonne chose. 5 fruits et légumes par jour. 2 litres d’eau minimum par jour. Pas trop sucré, ni trop salé, ni trop gras. Mais outre ces dictats de la nutrition, pour moi le plus important est de favoriser la qualité.
Ici à Popayán, la vie n’est pas chère. Les habitants se contentent bien d’un verre de fruits fraichement coupés acheté environ 3000 pesos (1€ = 3500 pesos environ) pour le desayuno (petit déjeuner), ou d’une alternative plus complète pour 4500 pesos.

Tout ça pour en venir au fait que la plupart de leurs produits, leurs fruits et légumes en l’occurence, sont issus d’une agriculture locale. Inutile de préciser que consommer les fruits et les légumes de saison, est une des meilleures choses que l’on puisse faire pour notre cher corps ! Et si la population d’ici peut s’en permettre, c’est que local + saison = – cher + santé ! (Cette equation est importable partout, oui promis )

D’accord, ici à Popayán on est bien gâtés ! On se fait plaisir avec des fruits exotiques tels que la papaye ou la mangue, qu’on a pas forcément l’habitude de consommer en France, donc oui pour nous c’est un peu plus facile. Néanmoins, avec un peu de volonté, je suis certaine que l’on peut adopter une alimentation de meilleure qualité qu’importe la température ou l’endroit.
Je pense que, en attendant le fameux déclic, on peut d’ores et déjà se mettre au défi de mieux choisir ses fruits ? (cap’ ?)

 

 

Notre paradis du fruit et du légume : La Galería. Un marché mi-couvert où une multitude d’étalages plus colorés les uns que les autres me ramène comme dans mon pays d’origine (je suis malgache). Je ne me sens vraiment pas dépaysée (et pourtant cela fait plus de 10 ans que je n’ai pas été à Madagascar), les petits vendeurs sont très chaleureux, et me conseillent avec gentillesse. A travers la modestie de chaque petit stand, la bonne humeur se mêle à toutes les propositions de produits, du large choix de fruits, aux galettes de maïs cuitent sur place (arepas), ou encore aux fromages frais emballés par des feuilles de bananier.

Pour moi, c’est ça le coeur de Popayán : ses habitants, son agriculture locale, et tous ces sourires. C’est une harmonie qu’au fond de moi je recherchais particulièrement. La fraicheur de la nourriture, le respect de l’autre, et par-dessus tout la bienveillance, me permettent d’envisager cette prospérité de vie.

Justement, en parlant de bien-vivre, ce petit rien que l’on peut apporter à l’économie locale en faisant le marché à la Galería, me tient à coeur personnellement. Car au-delà du bien-être santé que cela engendre, soutenir ces petits producteurs locaux représente beaucoup plus qu’une économie de 1500 pesos au prix du kilo.

Alors on planifie notre samedi matin pour faire le marché et agir, à notre échelle, pour une meilleure qualité de vie ?

 

Chloe