Boss mindset

Une des choses que j’ai pu observer à Popayan, et en Colombie plus généralement, est qu’ici l’idée d’entreprendre, d’avoir son propre business, paraît être inscrit dans les moeurs. Etant très intéressée par ce domaine, en apprendre plus à ce sujet ici et voir en pratique des personnes être leur propre patron, j’ai pu nourrir ma curiosité et mes questions à ce sujet.


Nous suivons un cours à l’Université qui est un atelier de création d’identité de marque. Dans ce cours les groupes ont la possibilité de se concentrer sur un projet entrepreneurial, et donc de profiter de cet enseignement pour construire leur toute la charte graphique de leur marque.

Il est également possible à la faculté de design graphique d’avoir un projet personnel entrepreneurial dès le premier semestre de la première année, et de le faire murir tout au long du cursus (lors des gros ateliers, taller, par semestre). C’est un bon encouragement à la création d’entreprise, qui plus est, permet un encadrement qui n’est pas négligeable tout au long du développement de celle-ci (un peu comme dans un petit incubateur de start-up).

En Colombie, il est très fréquent de voir des gens entreprendre, et la majorité ouvre des bars ou des petites discothèques. Il s’agit d’après certains colombiens d’un vrai secteur de prédilection, même si peu d’entre eux réussissent réellement à faire fonctionner leur lieu. De même, du côté des communautés indigènes, beaucoup vendent leurs propres créations artisanales (bijoux, sacs, décorations, ustensiles, …), soit dans des petites boutiques ou dans la rue. Ici, il n’y a pas de problème pour installer son petit stand, sur le trottoir et exposer ses produits. Ce n’est pas une chose qui se fait en France sans une autorisation, et à certains endroits précis.

De plus lors de nos voyages, ou même à Popayan, nous adorons aller dans des hostels / auberges de jeunesse. Assez souvent, il s’agit d’hostels créés par des étrangers qui ont décidé d’entreprendre ici en Colombie, notamment pour le coût, qui permet de pouvoir ouvrir son établissement avec beaucoup moins de ressources qu’en France par exemple.

Pour moi la Colombie, était la destination parfaite pour faire mûrir un projet entrepreneurial avec mes convictions. En effet, se mobiliser aux questions d’éco-responsabilité et d’éthique, de nos jours est inévitable et pour cela, m’immerger dans un pays où la végétation recouvre encore une majeure partie du territoire, dans une ville entourée de montagnes et de forêts à perte de vue, Popayán, est une façon de me rapprocher de cette nature qu’il est urgent de réapprendre à préserver. Outre cela, me questionner quant aux nouveaux modes d’entrepreneuriat, permettant de répondre aux problématiques actuelles concernant la protection de la planète, m’a permis de préparer un projet d’entreprise, qui selon moi, a pu s’éclaircir dans ce nouvel environnement.
Est-ce que du coup je reviendrai pour entreprendre ici,  comme d’autres prévoient déjà le retour avant même le départ ? Trop de temps passé à étudier le marché bobo parisien, m’empêche d’y penser. Hélas.

Néanmoins si faire un prêt monstre à la banque pour espérer pouvoir louer un corner dans le marais vous effraie : ouvrez un fast-food ou un hostel en Colombie, beaucoup l’ont fait, et la majorité sont français. Alors go!

 


Fun fact : 71,1% des gens disent « entreprenariat » alors que le vrai mot est « entrepreneuriat ». Voilà c’est tout pour moi. ✨