Le Système éducatif Colombien : partie 2

Nous revoilà après une semaine où nous parlions lors de notre première partie, des thématiques que j’appelle « administratives », du système éducatif colombien.
Si vous n’avez pas lu cette première partie, je vous ordonne à nouveau de le faire, s’il vous plait.

 

Les classes
Si en France, certaines promos de filières peuvent dépasser les 500 élèves, en Colombie elles n’excèdent pas les 20 élèves. Enfin, tout dépend de la ville et de l’université dans laquelle vous vous trouverez mais c’est généralement comme cela que les bails se passent.
Les cours sont ainsi bien plus fluides, plus intéressants et pédagogiques pour les étudiants puisqu’ils peuvent interroger le professeur sur un point du cours, incompris, à n’importe quel moment.
De plus, les salles de classes étant relativement petites, la communication et la proximité avec le professeur s’y font bien plus facilement.
Prenons-en de la graine.
En revanche, le ponctualité, nous ne pouvons pas dire qu’elle soit exemplaire. D’ailleurs c’est un mot inexistant dans les dictionnaires d’Amérique latine. Si votre cours commence à 8h, venez à 9h.

Les cours
Le niveau de difficulté des enseignements est objectivement, plus simple. Également dû à une tolérance pour importante, de la part des professeurs.
Ici, la pratique est bien plus mise en avant que la théorie, à l’inverse de la France, qui privilégiera plus la théorie à la pratique.
Et même s’il est souvent dit que nous apprenons plus vite en pratiquant, un travail sera toutefois plus élaboré et réfléchi avec un savoir théorique en amont, qu’un simple savoir-faire. Et c’est là notre point fort en France et même partout en Europe, faisant ainsi notre réputation dans des pays comme la Colombie.

Le barème
Le barème de notation colombien ne va pas vous être très étranger puisqu’il est le même que celui qu’on pourrait retrouver dans certaines écoles en France ou bien même en Suisse. Il s’agit d’un barème allant de 0 à 5, où 3 en serait la moyenne. Voilà. Rien de bien plus à rajouter sur ce point là. Mmmmh… Next.

Le portail universitaire
Il est assez étonnant de voir la façon dont les colombiens se servent de leur portail universitaire. C’est un outil vraiment indispensable pour eux puisque c’est par celui-ci que tous les travaux, cours, contacts des professeurs et examens se trouvent. S’ils pouvaient y commander à manger, ils le feraient.

Les examens
En parlant d’examens. Certains d’entre eux se font comme je vous le disais, sur le portail universitaire. Généralement, ce sont de petits examens en cours de semestre, de type QCM. En revanche, pour ce qui est des examens finaux, il s’agit de projets de groupe, comme quasi 98% des projets à réaliser en classe, et ils représentent une grande partie de leur moyenne générale semestrielle.

Le rapport professeur/étudiant
Comme un pote, un frère, un confident. Le professeur Diego ici, n’a strictement rien à voir avec le professeur Pierre de France.
Diego lui, ne te sert pas la main pour te dire bonjour, il te check ou te fait un câlin. Diego ne t’appelle pas par ton prénom, non. Diego t’appelle par ton surnom parce que Diego, il est beaucoup trop cool. Si cool que Diego t’accompagne même boire des shots d’aguardiente* le week-end après avoir mangé une pizza, chez l’ami Miguel.

*alcool fort, typique de Colombie

 

Pour conclure, le système éducatif colombien est différent du nôtre, sur de  nombreux points. D’un point de vu administratif, il est, selon moi, moins performant que le système éducatif français. En revanche, là où il marque des points et où nous devrions prendre davantage exemple, c’est au sein de leur fonctionnement « social ». Si les rapports enseignants/étudiants sont plus affectifs qu’en France, ça n’empêche pas qu’un profond respect mutuel, soit présent. Quelque soit le niveau d’étude, selon moi, ces rapports peuvent impacter favorablement le parcours scolaire des étudiants. Malheureusement pour nous, notre vision de la vie en société, est trop arriérée et pas aussi développée que la leur. Nous nous enfermons dans des formes de politesse, de courtoisie, de paraître, nous empêchant de nous ouvrir plus librement à autrui, créant ainsi cette distance entre chacun.

 

À bientôt.